Fantasia : la danse solennelle des cavaliers africains.

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Du Maghreb à l’Afrique de l’ouest en passant par l’Afrique centrale, elle est pratiquée par les populations ayant un rapport privilégié avec le cheval.

 

La fantasia est une exhibition de la relation de l’homme et de son cheval. Un mélange d’équitation, de gestes guerriers qui est un spectacle de choix pour la communauté. Cette parade ancestrale est assimilée à une danse pour les cavaliers qui l’exécutent avec grâce et ingéniosité.

Des hommes montés à cheval qui s’élancent, galopent et stoppent leur course juste devant la foule ahurie. Ils brandissent ensuite des armes pour montrer leur hardiesse guerrière. Manifestation très solennelle, elle est pratiquée un peu partout en Afrique pour de grandes occasions.

Les peuples berbères, peuls et foulbés en ont fait un élément important de leur identité.   Des fêtes religieuses, des cérémonies à la cours royale ou encore des évènements populaires donnent la part belle à la fantasia.

Les cavaliers arborent des tenues très colorées : des boubous, des pantalons bouffants, des chéchias agrémentées parfois de turbans.  Leurs montures portent également des étoffes flamboyantes assortis à leurs maitres.

Suivant les pays il existe plusieurs variétés de fantasia. Au Maroc, les cavaliers ont des fusils. La chevauchée colorée s’élance en ligne, les hommes et les chevaux galopent jusqu’à leur arrêt net et les cavaliers tirent en l’air à l’unisson. Le public exulte et les couvre de chants et de youyous. En Algérie, les cavaliers ont la possibilité de faire une parade individuelle.  L’homme met ainsi en avant son habileté à maîtriser son cheval.  Dans d’autres pays, comme au Cameroun, les fusils sont remplacés par des sabres.

Ces dernières années, les autorités des différents pays où cet art est pratiqué organisent des concours ou des festivals équestres pour la pérennisation de cette culture. La manœuvre vise également à intéresser la jeune génération à cet héritage millénaire. A travers ces évènements, un rapprochement entre les différents pays pratiquants est initié. Le grand prix international de Maroua au Cameroun en est une illustration. Le Cameroun dispute chaque année le grand prix avec ses voisins les plus proches le Tchad et le Nigeria. Ils sont invités pour également se produire et montrer la diversité et le pouvoir unificateur de la fantasia et de la course hippique.

 

Les peuples d’Afrique ont une culture commune qui se traduit dans leurs traditions. La fantasia est l’une de ces caractéristiques qui rapproche les différents pays pour valoriser cette richesse commune.

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